L’avis de deux médecins sur la cigarette électronique : débat sur France Inter

Publié le 13/09/2013

  • L’avis de deux médecins sur la cigarette électronique : débat sur France Inter

« Cigarette électronique : Substitut ou porte d’entrée au tabac ? », c’était le thème débattu dernièrement pendant l’émission « Le Téléphone sonne » dans les studios de la Maison de Radio France. Deux médecins ont été invités : Marion Adler, Médecin et tabacologue – Hôpital Antoine Béclère de Clamart, et Yves Martinet, Professeur et Chef du service de pneumologie au CHU de Nancy et président du Comité National Contre le Tabagisme. Brice Lepoutre, Président de l’Aiduce était le troisième invité de l’émission. Petit résumé.

 

La question de « toxicité »

 

En abordant cette question, Yves Martinet a évoqué l’absence de démonstration scientifique se rapportant sur l’efficacité de la cigarette électronique. Faute de quoi, la vulgarisation ne doit pas encore avoir lieu. Pour Marion Adler, tout le monde n’est pas incité à vapoter à vie même s’il y a absence de preuves pour cette non-toxicité de l’e-cig. Il a même rajouté que c’est un moyen parmi tant d’autres pour se détourner de la nicotine classique, le fumeur étant considéré comme un patient.

 

La question de « sevrage »

 

Tous les deux se sont mis à l’unisson : rien ne permet de dire que la cigarette électronique constitue un outil efficace de sevrage. Aucune preuve n’est à l’appui. Mais l’intervention des auditeurs a été plus robuste sur cette question. Plusieurs témoignages ont réfuté cette absence de preuves. Certains, qui sont des ex-fumeurs de plus de 40 ans, ont bénéficié des bienfaits de l’e-cig. Et ils sont plus d’un million en France.

 

La question de « distribution »

 

Les deux invités étaient plutôt divergents sur ce point. Si l’un, Mme Adler, affirmait que la cigarette électronique n’est ni un produit pharmaceutique ni un produit à vendre en ligne, Yves Martinet n’est pas pour sa vente libre et estime qu’il revient aux pharmacies d’en vendre. Comme arguments, le Professeur a avancé la labellisation du produit et la garantie de non-dangerosité.

 

L’e-cig est-elle un substitut ou une nouvelle addiction ?

 

Leurs idées là-dessus ne semblent pas claires. Au début, il y a eu positionnement contre la cigarette électronique-substitut nicotinique. À la fin de l’émission, Mme Adler parle de « nouvelles formes de prise de nicotine ».

 

La parole de l’Aiduce

 

Un peu gêné, Brice Lepoutre, président et représentant de l’Aiduce, a mentionné les avantages d’internet, interface où l’on peut s’assurer des contrôles qualité des produits, de la cigarette électronique, s’agissant d’une cigarette plaisir qui laisse une entière liberté à tous les vapoteurs.